SYBIL DARY

5, RUE BEAUGRENELLE
75015 PARIS (FR)
MÉL. SYBIL.DARY@GMAIL.COM
TÈL. +33 (0)6.89.52.31.50


✽ PROJETS
EXPOSITIONS
À PROPOS

IMPRESSION NUMÉRIQUE

ÉDITION, 2017
Impression papier, étagère. 22×30 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac, Sybil Dary


Je crée mes propres images de références à partir duquel je m’inspire pour développer un travail de sculpture. Ces références se manifestent ici en un livre blanc, dépourvu d’écrits. Chaque sculpture de la série Impression numérique trouve son origine dans une série d’images d’objets préalablement fabriquée sur le logiciel de modélisation 3D, Rhinocéros. Utilisé généralement pour concevoir des objets aux formes complexes (navires, véhicules, mobilier, bijoux…), le logiciel de modélisation 3D, Rhinocéros, me sert ici à modéliser des objets équivoques sans fonction véritable. Ces objets numériques sont en général le fruit d’assemblages de formes élémentaires et géométriques préprogrammées. L’intention première était de détourner l’utilisation du logiciel 3D, de l’utiliser pour le peu qu’il avait à offrir. En résulte une série d’images intuitives produite hâtivement, en raison de manipulations répétées devenues automatiques et faussement protocolaires. L’édition s’apparente à un répertoire / une base de donnée à partir duquel s’amorce l’interprétation d’un objet numérique en objet tangible, en sculpture. Les actions opérées sur Rhinocéros sont traduites de manière analogique et me permet de déplacer l’espace de conception assistée par ordinateur, à celui de l’atelier puis à celui de l’exposition. Tout cela est d’abord entrepris par le biais de l’impression, puis celui de l’édition, puis celui de la sculpture. Une confrontation et une communication s’opère entre l’image artificielle et l’objet physique. De quelle manière l’image d’un objet numérique va-t-elle se manifester dans un espace réel, à travers de nouvelles règles d’espace, de précarité et de présence. Les sculptures tentent d’être ce qu’elles ne sont pas; de parfaites copies d’objets numériques. L’essentiel de mon travail repose sur l’interprétation que je fais des ces objets numériques en objets tangibles et des décalages qui peuvent s’opérer entre la sculpture et son référent.

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IMP.NUM. No1

SCULPTURE, 2017
Bois, enduit. 115×45×45 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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IMP.NUM. No2

SCULPTURE, 2017
Plâtre, papier. 20×40×50 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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IMP.NUM. No3

SCULPTURE, 2017
Plâtre, bois, enduit. 12×57×38 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac, Nicolas Floc’h

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IMP.NUM. No4

SCULPTURE, 2018
Impression papier, tasseau boi. 80×115 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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IMP.NUM. No5

SCULPTURE, 2018
Bois, impression papier. 63×90 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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IMP.NUM. No6

SCULPTURE, 2018
Plâtre, papier calque. 15×45×50 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac, Nicolas Floc’h

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IMP.NUM. No7

SCULPTURE, 2017
Papier photo, acier. 70×100 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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IMP.NUM. No8

SCULPTURE, 2018
Plâtre, fil de fer. 35×70×37 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac, Nicolas Floc’h

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IMP.NUM. No9

SCULPTURE, 2018
Tissus, plâtre. 120×80×130 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac

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PLATE-FORME

RECHERCHE, 2018
Techniques mixtes.
Pièce unique. Crédit image ©Paul de Lanzac, Clément Wibaut

La table permet de faire vivre des objets entre eux, restés pour certains à l’état de recherche. Y ait réuni sculptures, impressions, livres, dessins, témoins de réflexions passées ou présentes. L’ensemble constitue un inventaire où existe la possibilité de venir y puiser des pensées de projets maintenu en suspens. Elle révèle une grammaire formelle constituée d’éléments visuels et laisse deviner des process de fabrication similaires. Elle représente un espace physique où la temporalité n’existe plus, où un élément peut être oublier un temps et où un autre peut être sélectionné et développé. De cette manière, la communication entre recherche et sculpture est ininterrompu. Tout s’alimente, se répète ou se faire écho sous différentes formes.
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MORTS-VIVANTS

SCULPTURES, 2016
Plâtres, pigments, tissus. 130×130 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Clément Wibaut


La série de dessins Cents dessins s’est affirmé en tant que répertoire d’objets. Les sculptures Morts-vivants sont le résultat d’une relecture de ces dessins. Par le biais du logiciel Rhinocéros, je les redessine, interprète leur masse, les valeurs et le volume suggéré dans les dessins. Grâce à l’impression 3D et la fabrication de moules, les dessins donnent naissance à des déclinaisons sculpturales en plâtre. Une nouvelle production d’objets est possible, tout en pensant une nouvelles mise en espace de l’objet. Le dessin est décliné sous différents médiums, créant ainsi des décalages entre chacun.

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WYSIWYG

PHOTOGRAPHIE, 2016
Tirages à partir de modélisations 3D. 84×120 cm (chacun).
Pièces uniques. Crédit image ©Sybil Dary


WYSIWYG est le résultat d’une série d’altération numérique des pages de Cents dessins. Après avoir scanné les pages du carnet Cents dessins et en les incorporant au logiciel Rhinocéros, l’image numérique a pu être retravaillée à même la surface. Les objets dessinés ainsi que la feuille entière sont ainsi modifiés en une série de paysages numériques. Le logiciel traite les valeurs du dessin, réalise une élévation tout en se référant aux valeurs de noir et blanc. Le grand format de l’impression permet au regard de se promener dans la profondeur du paysage digital. L’outil de production 3D révèle, d’une nouvelle manière, la qualité du papier (le grain) et du crayon (le gras). Le dessin est complexifié grâce à l’interprétation du logiciel: il offre une nouvelle dimension, un nouveau volume, renforçant cette impression de relief, de masse, de profondeur initialement présente.

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CENTS DESSINS

CROQUIS, 2015
Crayon de bois sur papier. 14×17 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Sybil Dary


Cents dessins est une série d’objets dessinés, collectée en un carnet. Cette série est née d’un simple exercice de dessin d’observation, où tout est source d’inspiration : un objet, une matière, un outil, une silhouette, une ombre, une texture. Le processus est le même pour chaque dessin. Mon attention se fige sur un quelconque sujet/objet. J’en retiens un détail et le fait exister sur le papier. Au fur et à mesure du tracé, une nouvelle forme s’affirme. Le tracé est instinctif. Le noir et blanc et le gras du crayon m’aident à modeler le volume par des jeux d’ombres et de valeurs. Ce qui est substance du quotidien devient une forme organique et hybride. La liberté du geste et la surprise du résultat est possible grâce au format expérimentale et brouillon du carnet. La simplicité de l’approche et son caractère systématique permettent de créer à « l’infini ». Cette série de dessins, traité comme un simple exercice de dessin d’observation, est indirectement inspiré des lectures Botanique parallèle de Léo Lionni et Le cercle et l’amibe de Guitemie Maldonado.

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IRRÉEL

INSTALLATION, 2015
Volume en bois in situ. 200×600×120 cm.
Pièce unique. Crédit image ©Romain Coulon, Clément Wibaut

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«IRL» littéralement « in real life » une expression utilisée sur Internet sur les réseaux sociaux , forum et autres jeux en ligne. L’utilisation de cette abréviation peut impliquer la rencontre de gens physiquement par opposition aux relations dématérialisées que l’on peut avoir via internet. La modélisation de cet objet représente implicitement le passage de l’immatériel au matériel. Le monde virtuel s’inscrit alors dans la vie physique. L’anamorphose crée d’autre formes plus abstraites. Cela interpelle, suscite la recherche, demande de se déplacer autour, génère des rencontres. La syntaxe se transforme, évolue, nous offre plusieurs lectures possibles. Le digital s’expose dans «la vraie vie».

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